Les Togolais approuvent la réponse à la COVID-19, mais pensent que des fonds ont été perdus à cause de la corruption, Afrobarometer, Février 2023

Les Togolais approuvent la réponse à la COVID-19, mais pensent que des fonds ont été perdus à cause de la corruption, Afrobarometer, Février 2023

Auteurs : Hervé Akinocho et Komi Amewunou 

Site de publication : Afrobarometre  

Type de publication : Rapport 

Date de publication : Février 2023

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Impacts de la COVID-19  

Plus du quart (27%) des Togolais disent qu’un membre de leur ménage a perdu un emploi, une entreprise ou une principale source de revenus à cause de la pandémie, et 2% affirment qu’un membre de leur foyer est tombé malade ou a été testé positif à la COVID-19.  

Le nombre de cas positifs semble un peu plus important à Lomé Commune (5%) que dans les autres régions du pays, et également chez les Togolais avec une éducation post-secondaire comparativement aux autres.  

Quant aux pertes de source de revenus dues à la COVID-19, elles sont plus fréquentes chez les non-nantis (33%) que chez les plus nantis (18%), chez les non-instruits (35%) que chez les plus instruits (19%), et dans les régions des Plateaux (42%), Maritime (34%) et Lomé Commune (27%) que dans les autres régions du pays, surtout la Savane (6%) et la Kara (7%). 

Plus du quart (27%) des Togolais disent qu’un membre de leur ménage a perdu un emploi, une entreprise ou une principale source de revenus à cause de la pandémie

Sur les vaccins anti-COVID-19  

Environ trois quart (73%) des Togolais déclarent avoir reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19. Les restes (27%) n’ont pas été́ vaccinés, dont certains affirment qu’il n’est « pas du tout probable » (10% de l’ensemble des répondants) ou « pas très probable » (7%) qu’ils se fassent vacciner. Un sur 10 Togolais pensent qu’il est « quelque peu probable » (7%) ou « très probable » (3%) qu’ils se fassent vacciner. 

Parmi les citoyens qui disent qu’il n’est pas probable qu’ils se fassent vacciner, plus de la moitié (53%) évoquent la sécurité́ du vaccin : Ils ne font pas confiance au vaccin ou sont inquiets de recevoir un vaccin faux ou contrefait (19%), estiment que le vaccin a été́ mis au point trop rapidement (18%), ou pensent que le vaccin peut causer d’autres effets secondaires indésirables (16%). Environ le quart d’entre eux ont des opinions qui vont du reniement de l’existence de la COVID-19 (10%) à l’allergie aux vaccins (5%), en passant par la peur des vaccins en général (7%).

Gestion de la pandémie  

Les Togolais sont satisfaits de la réponse que leur gouvernement apporte à la crise sanitaire de COVID-19. Plus de sept sur 10 (72%) d’entre eux pensent que le gouvernement gère « plutôt bien » ou « très bien » la réponse à la pandémie de coronavirus.

Environ trois quart (73%) des Togolais déclarent avoir reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19

Deux tiers (65%) des citoyens se disent satisfaits des efforts déployés par le gouvernement pour minimaliser les perturbations dans l’éducation des enfants. Environ six sur 10 (57%) disent l’être pour la fourniture de ressources convenables aux structures sanitaires pour faire face à̀ la pandémie. En revanche, la majorité́ (57%) des citoyens se disent insatisfaits de l’assistance apportée aux ménages vulnérables par le gouvernement.  

Les libertés pendant une crise sanitaire  

Pendant cette pandémie de la COVID-19, beaucoup de libertés ont été́ restreintes au nom des mesures de riposte.  

Au Togo, la majorité́ des citoyens sont d’accord pour dire qu’il est justifié́ que le gouvernement utilise les forces de sécurité́ pour faire respecter les mesures sanitaires (62%) ou reporte les élections (51%).

En revanche, ils sont une majorité́ (56%) à refuser la censure des médias lorsque le pays fait face à̀ une urgence de santé publique comme la pandémie de COVID-19.  

Préparation aux futures crises sanitaires  

Avec l’expérience actuelle de la pandémie de coronavirus, à quel point sera préparé́ le gouvernement togolais pour faire face à̀ d’éventuelles crises à l’avenir ? La majorité́ (72%) des répondants trouvent que leur gouvernement sera « un peu » ou « très » préparé pour faire face aux futures urgences sanitaires publiques. Cependant, six sur 10 (60%) des répondants trouvent que le gouvernement doit investir plus de ressources sanitaires dans des préparations spéciales pour répondre aux urgences sanitaires comme la COVID-19, même si c’est aux dépends des ressources d’autres services de santé.